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Entérite à rotavirus

L’entérite à rotavirus est une maladie virale de l’intestin grêle souvent présente chez le porc. Les rotavirus sont présents dans la plupart des élevages. Il semble pratiquement impossible d’élever des porcs sans rotavirus. Tous les porcs sont sensibles, mais l’entérite provoquant une diarrhée importante survient généralement chez les porcs nouveau-nés ou en post sevrage. Il existe sept types antigéniques de rotavirus dont quatre seulement ont été identifiés chez le porc. Le groupe A correspond au rotavirus classique et il est le plus commun. Le virus détruit les cellules épithéliales des villosités de l’intestin grêle, provoquant ainsi une atrophie grave des villosités, une malabsorption, une diarrhée osmotique et une déshydratation.

Signes cliniques +

Dans la forme épidémique néonatale, la maladie ressemble à la gastroentérite transmissible, mais en moins sévère. Si les porcs nouveau-nés ne reçoivent pas d’anticorps maternels protecteurs en quantité suffisante, ils courent de grands risques de développer une diarrhée aqueuse abondante en 12 à 48 heures. La diarrhée commence souvent chez les porcs âgés de 5 jours à 3 semaines ou immédiatement après le sevrage. Au début, les fèces des porcelets sont souvent jaunes ou grises et pâteuses, mais elles prennent un aspect gris et pâteux en moins de 2 jours. La diarrhée dure de 2 à 5 jours. Les porcelets atteints maigrissent. Les porcs sevrés ont des fèces aqueuses qui contiennent des aliments mal digérés.

Diagnostic +

Le diagnostic étiologique est difficile à faire et les rotavirus sont difficiles à isoler. Le diagnostic immunohistologique permet la visualisation du virus dans les cellules intestinales. Cette méthode diagnostique nécessite la consignation d’observations dès le début de la diarrhée, car les résultats deviennent négatifs si la diarrhée évolue depuis plusieurs jours. Des tests immunoenzymatiques détectant l’antigène A sont utilisables. Le diagnostic sérologique n’a pas d’intérêt puisque les rotavirus sont présents dans la plupart des élevages.

Soins +

Il n’existe pas de traitement spécifique. Le traitement est symptomatique et consiste à limiter la déshydratation. Votre médecin vétérinaire est la meilleure personne à consulter pour obtenir des recommandations vraiment adaptées à votre ferme.

Prévention +

L’infection active de l’intestin par le rotavirus induit une immunité protectrice naturelle. Le rotavirus étant facilement disséminé pendant une épidémie par les personnes, les animaux et les objets, une attention spéciale doit être accordée à la prévention de la dissémination dans les groupes de porcs non-exposés et dans les élevages voisins. Un vaccin combiné avec le E. coli est disponible. Il est administré aux truies et cochettes gestantes avant la mise-bas. Le porcelet acquiert une protection passive par le colostrum.

RÉFÉRENCES

1. Le Manuel vétérinaire Merck, troisième édition

2. Maladies d’élevage des porcs, 2e édition, Guy Pierre Martineau